Cinéma : du muet au parlant

News, astuces et bons plans sont proposés dans les 15 rubriques du journal MaNews

Cinéma : du muet au parlant

Culture
Partager

3.8 / 5

La note des lecteurs

Cinéma : du muet au parlant
Si vous avez toujours eu l'impression que le muet n'était pas du VRAI cinéma, il est peut-être temps de reconnaître vos erreurs. Le film de M. Hazanavicius devrait vous y aider.
Hazanavicius ? Non, il ne s'agit pas d'une formule magique mais du nom du réalisateur du film The artist. Ce film français en compétition lors du dernier festival de Cannes a su conquérir le public sans un seul mot. Pour ceux qui l'ignorent encore, ce film muet se situe à la fin des années 1930 à Hollywood. Il retrace l'histoire d'une vedette du cinéma muet, George Valentin, interprété par Jean Dujardin, qui tombe dans l'oubli avec l'arrivée du parlant. Bérénice Bejo, elle, joue le rôle de Peppy Miller, une étoile montante du cinéma. Comme vous l'aurez deviné, il s'agit donc d'une histoire d'amour. Jean Dujardin, qui a d'ailleurs reçu le prix de l'interprétation masculine à Cannes, offre des mimiques insoupçonnées. Allez rien que pour le plaisir, il faut voir ou revoir la bande-annonce.

Les premières heures du cinéma - Difficile de faire l'économie des frères Lumières. Ce sont ces deux ingénieurs français qui ont mis au point la technique cinématographique. Si l'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat est considéré comme le tout premier film, c'est néanmoins le Jardinier, ou l'arroseur arrosé (1896), qui constitue l'exemple du muet par excellence. Ce film de moins d'une minute est l'un des premiers comiques du genre. En 1902, le réalisateur français Georges Méliès signe un de ses chefs-d'?uvre, Le voyage dans la lune qui s'inspire d'un roman de Jules Verne. Particularité du film : il marque le début des effets spéciaux.

Du muet au sonore- Les films, même à leur début, n'étaient pas complètement insonores. Pendant la projection, il pouvait y avoir des sons : bruitages, musiciens... Très rapidement des essais sont tentés pour y apporter la parole mais le problème de la désynchronisation entre les images et le son persiste.

L'âge d'or du muet - Entre le début du XXe siècle et la fin des années 1920, une multitude de films sort. Parmi les réalisateurs qui font la gloire du muet, on retrouve Friedrich  Murnau avec Nosferatu en 1922. Ce film d'horreur sur le comte Dracula est un trésor de l'expressionisme allemand. Fritz Lang a également marqué son époque avec Docteur Mabuse le joueur (1922), die Niebelungen (1924) et Métropolis (1927), qui est actuellement le seul film, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. En France, Abel Gance offre un cinéma épique et démesuré en 1920 avec Napoléon. En 1925, le réalisateur russe Eisenstein propose un cinéma muet qui se veut révolutionnaire : comme le Cuirassé Potemkine. En vérité, il sert la propagande de l'Etat bolchevik. Pendant ce temps, aux Etats-Unis, le système hollywoodien se met en place. C'est le temps des acteurs vedettes comme Buster Keaton ou le célèbre comique Charlie Chaplin.

Les débuts du cinéma parlant- 1927 reste l'année du premier film parlant avec Le Chanteur de Jazz d'Alain Crosland. Mais l'expérience reste assez limitée. Le passage du cinéma muet au parlant se fera en douceur. Charlie Chaplin, qui est également réalisateur, peine à passer au parlant. Comme à son habitude, il le fait avec humour en soufflant dans un vieux saxophone dans les Lumières de la ville en 1931. Les Temps modernes en 1936, insère quelques dialogues. Le film qui reste dans les esprits est son dernier film muet. Le Dictateur, qui tourne Hitler en dérision. En France, les années 1930-1940 amèneront ensuite tout un panel de films parlants comme La Belle et la Bête de Jean Cocteau (1942) et Les visiteurs du soir de Marcel Carné. La parole est lancée.

Natacha, rédaction de MaNews

 

Partager

3.8 / 5

La note des lecteurs

Loading
Widgets MaNews