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Faut-il avoir peur de la nouveauté ?
Les uns diront, non bien sûr. Car le numérique nous fait entrer dans la logique du « et » où la nouveauté n'oblige pas à renier le passé. D'autres seront plus méfiants...
 Trois à cinq ans pour un ordinateur de bureau, quatre à dix ans pour une voiture... Le temps d'utilisation d'un produit est de moins en moins lié à sa durée de vie intrinsèque. Un ordinateur ou un smartphone seront technologiquement obsolètes bien avant de tomber définitivement en panne car ils ne seront plus compatibles avec les logiciels du marché, avec les normes de communication en vigueur, avec les systèmes d'exploitation des autres appareils avec lesquels ils doivent communiquer... C'est pourquoi, dans le numérique en particulier, innovations technologiques, usages et nouveaux besoins sont intimement liés. Dans ce domaine où la nouveauté ne prend souvent tout son sens qu'en liaison avec le passé, la logique du « et » est devenue prédominante. « Cette économie de l'immatériel (...) ne repose pas, comme l'économie des biens matériels, sur la notion de rareté. En se plaçant dans un contexte d'abondance, et non de subsistance, sa logique d'optimisation est celle du " et ", et non du " ou ". (...) A l'image de films comme « Eragon » ou « Le seigneur des anneaux » qui associent acteurs et images de synthèse, on peut être à la fois dans le monde virtuel et dans le monde réel, dans l'économie classique et la net économie » (in La net économie). Première idée donc : c'est parce que la « nouveauté » n'implique pas automatiquement l'abandon de « l'ancien » qu'elle fait moins peur. Fini les sempiternels « c'était mieux avant » ! Le produit nouveau ne se substitue pas forcément à l'ancien, il peut aussi le compléter, ou même l'enrichir.

Marier le moderne et l'ancien. Du commerce électronique aux livres numériques, le web nous invite à utiliser cette logique du « et » qui réconcilie autant les nouvelles idées et les vieilles cultures, que les nouvelles technologies et les anciennes habitudes. Qui n'a pas cherché sur internet dans quel magasin physique près de chez soi trouver sa lampe de chevet ou son sac de voyage ? C'est ainsi que vente traditionnelle en magasin et commerce électronique peuvent se renforcer mutuellement. Les nouveaux produits et les nouvelles activités naissent de l'association de technologies, de méthodes, et d'habitudes mêlant sans cesse l'ancien et le nouveau. Tous ces « et » illustrent le principe d'optimisation qui caractérise la société actuelle où le numérique est devenu omniprésent. Mais c'est précisément cette omniprésence du numérique qui parfois inquiète aussi...

Etes-vous « Wow » ou « Yuck » ? Les premiers pensent que la technologie, ou plus précisément les nanotechnologies dans le livre présenté ci-dessous, sont porteuses de progrès et augurent d'un avenir meilleur. Leur cri de ralliement, Wow, est celui du citoyen admiratif. Les seconds, les Yuck, expriment l'angoisse du méfiant. Ce dernier estime que les nanotechnologies ne nous réservent rien de bon. En réalité, Yan de Kerorguen, docteur en ethnologie et auteur de plusieurs ouvrages sur les rapports entre la science, l'économie et la société, résume parfaitement bien derrière cette boutade l'attitude ambivalente de notre société vis-à-vis des nouvelles technologies. Loin de la caricature, son livre Les nanotechnologies : espoir, menance ou mirage ? argumente ces deux postures militantes. Pour montrer, au final, que les nano objets posent aujourd'hui à la société la question du sens et de l'utilité de la technologie. Médecine, automobile, communication... quel sera leur impact sur notre vie quotidienne ? Les uns pensent que nous vivrons plus longtemps grâce à des micro capteurs gardiens de notre corps. Les autres estiment que les nano particules pourraient s'avérer plus toxiques que l'amiante. Il pose aussi la question des enjeux économiques. Economie, science et technique... l'autre atout de ce livre est de présenter sur le site web de son éditeur, Lignes de repères, un dossier très complet sur la nano sphère.


Andrée Muller - Journaliste, écrivain - Auteure de La net économie, PUF 2007, collection Que sais-je ? 

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