Psy et cuisine : je t'aime moi non plus

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Psy et cuisine : je t'aime moi non plus
Addiction, émotion, interdiction... mais aussi santé, convivialité, gaîté... La psychologie et la cuisine entretiennent des relation troubles. Comment ? Pourquoi ?

Bien sûr, on a tous quelque part notre madeleine. Faisant resurgir ses souvenirs d'enfance en évoquant la saveur des madeleines trempées dans le thé, Marcel Proustnous rappelle que notre rapport à la nourriture fait partie de notre identité dans Du côté de chez Swann, premier des sept tomes de son roman autobiographique A la recherche du temps perdu. Obésité, anorexie, culture de l'apparence, diktat du bio,... peut-on aujourd'hui poser plus directement cette question du rapport entre un individu, son modèle alimentaire et son identité sociale ? Cuisine castratrice ou cuisine libératrice ? La question prend chaque jour plus d'importance. Dans son livre La gourmandise : Freud aux fourneaux, le psychanalyste Patrick Avrane montre que la gourmandise est indispensable à la construction de l'être. Une étude menée par l'institut de sondage TNS Sofres constate pour sa part le poids de plus en plus grand d'une autre forme de gourmandise : la cuisine « fait maison », qui séduit un nombre de plus en plus grand de français.


Du plat de résistance aux smoothies : vive le « tout maison » ! Menée auprès de la population française âgée de plus de 18 ans les 16 et 17 février 2010 (950 personnes interrogées par téléphone), l'étude de TNS Sofres montre que la cuisine « fait maison » est une pratique qui se répand de plus en plus au sein de la population française : 84 % des Français s'y adonnerait ! Quatre raisons principales sont données par les fans de cette cuisine cocooning : conserver une bonne santé en maîtrisant son alimentation (74% des répondants), se faire plaisir - à soi et aux autres (73% des répondants), dépenser moins (45% de répondants), mais aussi rester fidèle à la tradition (45% des répondants).

Le contenu de cette cuisine répond lui aussi à quelques grandes tendances du moment : plus de la moitié (62%) de ceux qui éprouvent « un très grand plaisir, proche de la passion », sont quasiment des addicts. Ils cuisinent « maison » tous les jours ou presque ! Parmi leurs mets préférés les plats cuisinés et les plats de résistance arrivent largement en tête (pour 59% des passionnés du fourneau). Puis viennent dans ce palmarès du « fait à la maison » les jus de fruits et les smoothies (26%), les soupes et les purées (13%), les pains et les brioches (12%) et enfin, les entrées et les terrines (4%). A noter que cette enquête montre également que les français sont de plus en plus nombreux à confectionner eux même leurs pains et leurs jus de fruits (60 % et 50 % de croissance respective depuis deux ans). Enfin un dernier chiffre : 54% des personnes interrogées estiment que le « fait maison » va prendre de plus en plus d'ampleur en réunissant de plus en plus d'adeptes.


Dis moi ce que tu manges...Partant d'une « éloge de la goumandise » à travers la peinture, la littérature et le cinéma, Patrick Avrane, écrivain psychanalyste, montre dans ses livres qu'adorer le chocolat noir ou détester les betteraves rouges est loin d'être neutre. Il explique pourquoi donner du sens à ses aversions et ses préférences culinaires est un moyen de se comprendre soi-même. Il nous explique aussi comment observer les autres se nourrir, pour mieux les comprendre :  Des péchés capitaux, ces défauts qui font que l'homme se distingue de Dieu, la gourmandise est sans nul doute le plus anodin. Cependant, elle peut être aussi comprise comme le péché qui dévoile les autres. On peut imaginer une typologie, c'est à dire deviner le pécheur à partir de ses goûts.? Foie gras et saumon sont désormais bien trop communs ; il reste le caviar, mais somptueusement servi dans une coupelle de cristal posée sur le lit de glace d'un plat d'argent, accompagné d'un carafon de la meilleure vodka, pour contenter orgueilleux et orgueilleuses. Il est bien connu que la banane, qui a l'avantage de pencher vers la bouche quand on la tient, de ne pas être trop difficile à mastiquer et de sustenter avec le moins d'effort possible, est la gourmandise des paresseux...  extrait de Eloge de la gourmandise de Patrick Avrane cité par le site web pour apprendre à cuisiner Chef Simon. Un site bien achalandé, à consulter pour faire une véritable gourmandise de sa cuisine « fait maison »  !

Andrée Muller - Journaliste, écrivain - Auteure de La net économie, PUF 2007, collection Que sais-je ? 



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